Chaque année, les départements de l'arc méditerranéen, dont l'Hérault connaissent des épisodes de pluies intenses pouvant conduire à des crues soudaines sur des territoires à forte concentration touristique : l'équivalent de plusieurs mois de précipitations tombe alors en seulement quelques heures.
PLUIE-INONDATION : les bons comportements
----------------------------------------
En cas de risque Pluie-Inondation, les bons comportements à adopter !

Je m'informe en écoutant la radio ( France bleu Hérault 100.6 ou 101.1 FM - Sud Radio 104.7 )
Je ne prends pas ma voiture et je reporte mes déplacements.
Je ne m'engage pas sur une route inondée en voiture comme à pied
Je m'éloigne des cours d'eau et je ne stationne pas sur les berges ou sur les ponts
Je ne sors pas en cas d'orage
Je ne descends pas dans les sous-sols et je me réfugie en hauteur, en étage
Je me soucie des personnes proches, de mes voisins et des personnes vulnérables.
Je ne vais pas en cas d'inondation chercher mes enfants à l'école, ils sont en sécurité

.jpg)
Au-delà de l'influence de la mer Méditerranée citée plus haut, les situations génératrices de fortes pluies cévenoles peuvent être de deux types :
- Celles où l'influence du relief est prépondérante : l'exemple cévenol illustre parfaitement l'influence du relief sur les régimes de précipitations. Lorsque qu'une masse d'air chaude et humide, poussée par des vents de basses couches, vient buter contre une barrière montagneuse, elle se soulève le long du relief. Avec l'altitude, elle se refroidit et la grande quantité de vapeur d'eau qu'elle contient se condense avant de finir par retomber sous forme de fortes précipitations. Les Cévennes ne sont pas le seul relief proche de la mer : des précipitations avec forçage orographique concernent également les Pyrénées, les Alpes ou la Corse. Ce lien fort avec le relief conduit souvent à des précipitations qui se concentrent sur un périmètre géographique réduit. .
- Celles où l'activité orageuse est principalement liée aux conditions météorologiques : ces systèmes orageux ne couvrent alors pas forcément des zones très étendues, mais génèrent de très fortes intensités de précipitations (dépassant souvent les 100 litres/m² à l'heure). Ils peuvent parfois se régénérer (on parle alors de cellules stationnaires) en créant une vaste bulle d'air froid de surface, qui agit alors comme un relief ou un obstacle, en soulevant la masse d'air toujours au même endroit.
Au final, ces forts cumuls peuvent atteindre plusieurs centaines de litres/m² (200 litres/m² en 24 heures et plus, avec une intensité horaire pouvant atteindre les 100 litres/m²), sur des bassins versants où le ruissellement peut se concentrer rapidement. Les cours d'eau gonflent et peuvent provoquer des inondations torrentielles avec des débordements importants. L'imperméabilisation des sols, en zone urbaine notamment, contribue à accentuer ces ruissellements.
